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EDITO
| JANVIER 2010 Identité de Jonas. |
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« Je suis Hébreu » : ainsi se présente Jonas.
Il se reconnait fils d'« Abram, l’Hébreu qui
demeurait aux chênes de Mambré ». Un terme, dit la T.O.B., "moins ethnique que sociologique". C'est
"l’homme qui vient de l’autre côté du fleuve". Des gens du voyage.
« Quitte ton pays, ta parenté … » : « par
la foi, répondant à l’appel, Abraham partit… sans savoir où il allait ».
« C’est parce qu’il ne savait pas où il allait, commente Grégoire de
Nysse, qu’il savait qu’il était sur le bon chemin ».
Hébreu : une
identité-appel qui rend itinérant.
Plus tard on trouve un « jeune Hébreu esclave du
commandant des gardes » : Joseph, vendu par ses frères. Et voici qu'il interprète
le rêve de Pharaon, sauvant et le pays et ses frères de la famine !
Quant au troisième Hébreu spécifié par la Bible, c’est
Moïse. Un jour, il tue un égyptien
qui frappait « un hébreu, un de ses frères ». Cet acte change sa
destinée et celle de son peuple.
Hébreu : une identité-relation, entre
frères et avec Dieu. Une identité-salut : « Par toi se béniront
toutes les nations de la terre. » |
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Dans la tempête qu’il sait venir de lui, Jonas se souvient et confesse : « Je suis Hébreu ».
Et son Dieu est Dieu de l’Univers, de tous les êtres vivants. Jeté à la
mer et happé par le poisson, du fond de l'abime il prie, trois jours et
trois nuits. Jusqu’à inclure les autres : « Seigneur ! Les fanatiques
des vaines idoles, qu’ils renoncent à leur dévotion !»… aussitôt dit,
aussitôt rendu sur la terre ferme : direction Ninive !Jonas, prototype du baptisé dans la mort-résurrection du Christ,Jonas, une identité très singulière mais ouverte : pour les autres.Jonas, une identité-mission, une identité-bénédiction.Bonne année 2010 aux "Jonas", à tous les baptisés et à tous les "autres"!Le Collectif JONAS.Partageons nos témoignages, articles et notes de lectures, réactions face à des évènements etc.Trois
membres du collectif Jonas apportent leur manière de concevoir
l'identité chrétienne aujourd'hui, lissez les trois articles et
apportez votre contribution :-Qui suis-je ? Une identité en devenir par Gilbert -Bâtir son identité en christianisme par Maurice. -Pas loin du Royaume par Michel
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"Proclamer
la vérité en négligeant sa réception est, à mon sens, gravement
attentatoire à la vie de celui qui parle et à la vie de ceux à qui il
parle" ( Jean-Marie Donegani à propos de l'Église institution
dans l'excellent N° spécial de La Croix Pentecôte 2009 : "un an de
l'Église de France ")
INFORMATIONS, ACTUALITÉS À LIRE…
Les articles édités sur le site le sont,
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| maurice : Jeudi 22 juillet 2010 @ 22:20:48 (lus 110 fois)
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C'EST L'ÉTÉ : DEUX LIVRES À LIRE. APPARTENIR A UNE INSTITUTION Catholiques en France aujourd'hui Jacques LAGROYE LIBRAIRIE dialogues Forum Rouil 29200 BREST tel : 02 98 44 35 09 site : www.librairiedialogues.fr |
| Ce livre est indiqué par Gérard BESSIÈRE, voici ce qu'il en dit "Ce livre est extrêmement intéressant, j'ai désiré vous le signaler car il apporte des éléments de lucidité et pourrait faire l'objet d'échanges entre nous.L'ouvrage est "lisible" sans jargon ni abondance de tableaux "sociologiques. Il va trés profond dans l'analyse de ce que nous avons vécu et vivons dans l'Église.
Église
catholique est durement affectée par des processus variés qui
ébranlent, les uns après les autres, les fondements mêmes de son
existence en tant qu'institution. En analysant les différentes facettes
de cette crise, en étudiant les façons dont les catholiques en France «
appartiennent» à l'Église mais aussi la contestent ou s'en détournent,
Jacques LAGROYE (1936-2009), ancien directeur du département de science
politique de la Sorbonne (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), nous
montre que « bien des ruptures résultent d'un amour déçu, mais aussi
bien des efforts, parfois pathétiques, pour préserver une relation ..
dans laquelle on a trouvé une forme de bonheur et en laquelle, en dépit
du désarroi, on veut encore croire ». Cet
ouvrage est une contribution importante à la compréhension des
transformations contemporaines du catholicisme ..qui met tout à la fois
l'accent sur les modalités d'appartenance des fidèles à l'Église, sur
les modes d'exercice du pouvoir de ses dirigeants, sur les formes
d'entretien de la docilité en son sein et donc, aussi, sur les
contestations et les ruptures. Mais c'est également, et peut être
d'abord, une contribution à la sociologie des institutions, qui cherche à
comprendre les relations entre un collectif organisé et les multiples
manières de vivre l'appartenance à ce collectif, de participer à ses
activités, de le construire en pratique tel qu'il est. Ce
livre posthume d'un grand universitaire catholique,qui retrace en creux
un itinéraire intellectuel, est une leçon de sociologie,attentive à
comprendre les différences entre la posture du spécialiste en sciences
sociales et celle du théologien, respectueuse des croyances pour
comprendre ce qui les rend possibles |
LE CORPS DU CRIME de Francis AYLIES éditions Jc Lattés.
|  | Présentation de l'éditeur
Un
roman policier peut-il ouvrir sur un vrai débat autour de la
spiritualité et de la vie de l’Eglise ? C’est ce défi que le père
Francis Ayliès s’est lancé. Marcia vient de perdre son ami : la drogue. A
40 ans, pour se changer les idées et soigner son vague à l’âme, elle
part le long des côtes italiennes. A Gênes, tout s’accélère. Un crime
a-t-il eu lieu dans une église ? Le jeune Mario a-t-il été enlevé par
une bande de traditionalistes excités qui se retrouvent dans la crypte
de l’ancienne cathédrale de San Siro ? Pendant son enquête, Marcia va
rencontrer le père Stefano et toute la bande qui l’entoure : ils ont
dix-huit ans, vivent en marge, entre le chômage, la drogue, la
prostitution… Marcia va progressivement s’intégrer au groupe, partager
leurs angoisses, s’ouvrir à leurs indignations… et surtout comprendre
que ses propres interrogations sur le sens de la vie peuvent trouver des
orientations dans les Écritures, où Jésus est un homme confronté comme
chacun d’entre nous aux tourments de l’existence. A travers cette
intrigue, qui met principalement en scène la confrontation actuelle
entre les partisans d’une église traditionaliste et ceux inspirés par
Vatican II, le père Francis ouvre donc aussi notre réflexion aux
questions fondamentales sur la place de Dieu ou du divin dans notre
monde, sur les notions de violence, de mort ou d’abandon ainsi que sur
le désarroi général des chrétiens face à la pratique de leur foi et
l’état de leur Eglise. Un livre ambitieux qui cherche à allier l’art du
suspense à la réflexion sur la spiritualité. |
À lire
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Commentaires ? | |
| maurice : Mardi 29 juin 2010 @ 22:49:36 (lus 145 fois)
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DEUX OUVRAGES À LIRE
| La coresponsabilité dans l'Église, utopie ou réalisme ? Le sujet est d'actualité . Le
mercredi 26 mai La Croix pour donner une information d'un synode
diocésain, titre son article : "Les catholiques de Rouen souhaitent
instituer des ministères pour les laïcs." et d'écrire : comment doivent
travailler les prêtres et les laïcs ensemble, pour en faire de vraies
communautés d'Église ? Le synode de Rouen a donné une orientation et un
souhait. L'ouvrage : "La coresponsabilité dans l'Église, utopie ou
réalisme" publié sous la Direction de Olivier Bobineau et de Jean Guyon
aborde la même question d'actualité dans l'Église que bien d'autres
diocèses posent également. Jean RIGAL, théologien qui a déja publié
de nombreux ouvrages sur l'Église et en particulier son actualité a lu
cet ouvrage, il donne son point de vue sous forme de recension. Lire la recension de Jean RIGAL
|  | Balayer la paroisse ? Une institution catholique qui traverse le temps?
Les institutions sont en crise aujourd'hui. Individualisation des pratiques et des jugements, globalisation des valeurs et des comportements, remise en cause des figures de l'autorité: père, prêtre, professeur. .. La paroisse n'y échappe pas: qui n'annonce pas sa mort à la fin du xx' siècle? Faut-il donc en ce début de XXIème siècle la « balayer» ? L'éliminer ou la « toiletter» ? Un sociologue français, un canoniste belge et un théologien italien apportent des éléments de réponse et des clés de lecture. Pour la première fois, un ouvrage interdisciplinaire et international décrypte les logiques, les enjeux de la paroisse, mais aussi les défis qui l'attendent. Indispensable, pour qui veut entrer dans l'intelligence de cette institution politique et religieuse, multimillénaire, qui traverse le temps. Olivier BOBINEAU, membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS EPHE), est maître de conférences à l'Institut catholique de Paris et à Sciences-Po. Alphonse BORRAS, vicaire général du diocèse de Liège, est professeur de droit canonique, notamment à l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Luca BRESSAN, prêtre du diocèse de Milan, enseigne la théologie pratique et la théologie pastorale au Séminaire archiépiscopal et à la Faculté de Théologie de Milan. Lire la recension de Jean RIGAL
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À lire
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| redac-chef : Dimanche 06 juin 2010 @ 22:00:25 (lus 346 fois)
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Regard sociologique sur « l'année sacerdotale » Céline BERAUD Etudes de Juin 2010 Un certain nombre de prêtres auxquels il faut ajouter des laïcs engagés ou non dans l'Église ne se sont pas retrouvés dans les manifestations organisées par les Diocèses,à l'occasion de "l'année sacerdotale" peut être d'ailleurs sont-ils plus nombreux que ceux ayant participé aux manifestations à dominante liturgique autour du Curé d'Ars, sans aborder les véritables problèmes que soulève l'état sacerdotal comme tente de le faire ici ce court article des Études avec Céline BERAUD. Merci pour cette publication. JONAS
|  | « L 'année sacerdotale" rejoint un
ensemble d'initiatives émanant de différents niveaux de l'autorité
catholique qui s'attachent à contrecarrer la crise de la prêtrise. A
cette occasion se trouve développée une conception bien particulière du
prêtre dans l'Église et la société, ainsi que de son état de vie. On peut tout d'abord y voir une
opération de communication (les diocèses et les paroisses ont été
appelés à en être les relais locaux).Il s'agit de dire au monde ce
qu'est le prêtre.. Son rôle peut désormais apparaître superfétatoire
dans des sociétés très largement sécularisées (c'est à elles que semble
s'adresser tout particulièrement l'année sacerdotale), où la part des
personnes se déclarant catholiques n'a cessé de décroître, où que les
biens de salut que lui seul est habilité à délivrer ne sont plus
demandés que par une petite minorité. Par ailleurs son mode de vie
atypique le situe en marge des principales instances de socialisation et
d'intégration que sont le couple et le travail suscite
l'incompréhension, parfois la curiosité. Bien davantage qu'à l'hostilité
c'est à la méconnaissance, voire à l'indifférence, que les prêtres sont
confrontés. Les entretiens que j'al menés auprès de membres du clergé
français donnaient à entendre l'impression qu'ils font désormais partie des "
derniers des mohicans" ( expression très fréquemment employée). non pas
seulement en raison de leur appartenance à un corps vieillissant et
quantitativement déclinant,mais aussi du fait du processus
d'"exculturation" du catholicisme (selon l'expression forgée par Danièle
Hervieu-Léger), qui rend leur mode de vie "illisible" aux yeux de
nombre de nos contemporains.
| Il s'agit aussi et surtout de dire
la grandeur du prêtre et de
sa mission, au moment même où plusieurs affaires de pédophilie, dans
différents pays, mettent radicalement en cause son exemplarité (modalité
sur laquelle repose d'autant plus son engagement que son charisme de
fonction se trouve affaibli). L'effet médiatique est désastreux: on peut
se demander si le grand public n'entend pas parler du clergé catholique
qu'à propos d'affaires de mœurs dont les journalistes font leur miel.
L'extrême singularité de la prêtrise ainsi que l'insistance sur la
performance que constitue un tel mode de vie dans les sociétés modernes,
nourrissent le soupçon. En clamant sans cesse sa spécificité
irréductible à toute institution profane, l'Eglise catholique se prête
tout particulièrement à la critique lorsque l'inconduite de ses clers
(même si elle ne concerne qu'une toute petite minorité) est exposée au
grand jour.
Plus
largement. l'année sacerdotale vise à rassurer les prêtres, réaffirmer
leur centralité et leurs prérogatives sacramentelles. Jean-Marie Vianney
devient le patron de tous les prêtres et non plus seulement de ceux qui
sont curés. Se trouve ainsi développée une certaine conception de la
prêtrise, très centrée sur l'autel (et le confessionnal), c'est-à-dire
sur la paroisse et le culte dans laquelle tous les clercs ne se
reconnaîtront pas. La proximité revendiquée entre l'engagement du prêtre
séculier et celui du religieux qui fait vœu de pauvreté, chasteté et
obéissance, peut également paraître problématique à certains. Les
dimensions sacrificielles de la vocation sacerdotale se trouvent ici
nettement réactivées. Une telle proximité, voire une telle confusion.
témoigne de l'incapacité catholique à concevoir une spiritualité propre
aux prêtres séculiers, que l'historienne Martine Sévegrand évoque à
propos du malaise à l'origine des nombreux départs de prêtres au cours
des années 1960-1970. L'attachement romain au modèle sacerdotal apparaît
clairement. Ce modèle pourtant contingent, car fruit d'une longue
construction historique et sociale, est présenté comme un idéal absolu
ce que n'ont cessé de proclamer de nombreux documents émanant de la
Congrégation pour le clergé parus depuis la fin des années 1990.
Certains théologiens y ont vu une rupture par rapport à Vatican II.
Enfin, même si les prêtes se
trouvent
appelés à encourager et soutenir les laïcs (avec des références
explicites à Vatican II), ce type de discours présente le risque de
contribuer à effacer le rôle des laïcs (et celui des diacres
permanents), non seulement dans le monde mais également aujourd'hui au
cœur même du "travail religieux". Or. en l'absence de prêtre. ces
permanents d'un genre nouveau occupent désormais, dans un pays comme la
France une place discrète mais indispensable au fonctionnement de
l'institution ecclésiale. |
À lire
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Lire la suite... | 7 439 caractères de plus | Commentaires ? | |
| redac-chef : Mardi 04 mai 2010 @ 22:49:24 (lus 514 fois)
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Tradis réintégrés "à l'essai" : quand la télé fait tomber les masques  | On peut dire ce qu'on veut du concept de l'émission de France 2 "Les infiltrés", quel autre moyen aurait permis de porter aux yeux de tous le double jeu de l'extrême-droite catholique française, pieusement revêtue des dentelles de l'Institut du Bon Pasteur ? Seul un journaliste infiltré, caméra cachée, pouvait montrer un groupuscule, Dies Irae, se préparant à la guerre civile et des élèves élevés dans le racisme et le négationisme ; le tout en lien et connivences avec les prêtres de la Paroisse saint Eloi. D'ailleurs ceux-ci n'ont rien trouvé de mieux comme système de défense (l'affaire est entre les mains de l"Académie et de la Justice) que de dire qu'il ne connaissaient pas ce groupe et que les enfants avaient été manipulés aux fins de calomnier l'Institut. La bonne surprise, c'est l'initiative prise par les membres de la CCBF (Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France) de Bordeaux : ils ont écrit ensemble au Cardinal Ricard en des termes qui ne peuvent, espérons-le que retenir son attention et celui du Conseil Presbytéral.
Thérèse Huvelin
| L'abbé Laguérie, messe à Saint Eloi, Bordeaux. Photo : PIERRE ANDRIEU / AFP
| Voir l'article de J. Bataille "La face sombre des traditionnalistes" dans La Vie
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Actualités vue par Jonas
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| redac-chef : Lundi 03 mai 2010 @ 09:46:12 (lus 453 fois)
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« LES MERVEILLES VECUES DANS NOS VIES » Jean-François Morineau adhérant à SEL85 QUAND l’ESPRIT OSE L’ESPÉRANCE
|  | En réponse à l’enquête du diocèse de Luçon : « Depuis le Synode qu’est-ce qui a été pour vous un
émerveillement dans votre vie ? » par
Jean-François Morineau adhérant à SEL85 (Solidarité Eglise Liberté
Vendée) (Image : Zoom61
Center blog.net )
A la réflexion, c’est pour moi un
« émerveillement » de prendre conscience de l’action de l’Esprit qui
« ose l’espérance »- telle que je l’interprète aux yeux de ma foi- dans
une Église que l’on pourrait croire dépressive parce que peu à peu
délaissée, braquée dans l’autodéfense et la fausse sécurité des
traditions.
Ce qui m’émerveille c’est
le renouveau depuis le 20° siècle de la réflexion théologique stimulée
par les acquis des sciences de la terre et de l’homme qui peuvent
sembler en opposition avec les énoncés de la doctrine chrétienne. Or, s’il y a une vérité, elle ne peut être qu’une. Quand la science établit une vérité, la foi ne peut être
qu’en accord avec elle et doit se mettre en question si sa formulation
en diffère. C’est à cette exigence de révision rationnelle qu’ont invité
les Papes. Jean-Paul II dans son Encyclique « Fides et Ratio » et même
Benoît XVI dans ses discours de Ratisbonne et des Bernardins à Paris. « Il faut disent-ils : rationaliser la foi »
| Et voilà que l’Esprit a inspiré bon
nombre de théologiens, mais aussi d’évêques, pour exprimer la nécessité
d’une refondation des énoncés de la foi chrétienne, afin qu’elle
devienne crédible et recevable aux hommes de ce temps. Il en est ainsi des premiers chapitres du livre de la Genèse
qui à travers une fable poétique essaient de nous dire le sens de
l’origine du monde et de l’homme, mais ne peuvent rien nous dire sur le
« comment ? » De même le récit mythique d’un
paradis terrestre qui n’a pas pu exister et de l’origine individuelle
d’un premier homme et d’une première femme, quand l’anthropologie
scientifique tend à démontrer l’émergence polygénique de l’humanité,
dans un processus d’humanisation progressive. Et
la « faute » de ces inconnus qui se serait transmise, comme
génétiquement, à toute l’humanité, si l’on peut faire crédit à la
théologie augustinienne qui a inventé le « péché originel » pour
justifier la rédemption, alors qu’il n’y a aucun péché, mais seulement
la condition humaine imparfaite.
Et que
dire dans l’église, de la prééminence de l’homme sur la femme,
théologiquement sans fondement, mais seulement séquelle de la condition
féminine qui sévissait alors dans la civilisation judéo-arabe ? Et cette subordination de la femme continue, dans l’église
catholique, à lui interdire l’exercice des ministères…
Et pourtant, toutes ces fausses interprétations et tous ces
errements perdurent dans la dogmatique chrétienne, dans l’enseignement
officiel de l’église et dans sa catéchèse, au risque de les discréditer.
Alors, osons l’espérance des merveilles de l’Esprit ! Qu’il renouvelle la face de l’Église !
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Théologie & Libres propos
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