Allez à Ninive !
 

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mardi 09 février 2010
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EDITO
JANVIER 2010                        Identité de Jonas.
  
 jonaserrant268.jpg

« Je suis Hébreu » : ainsi se présente Jonas.


Il se reconnait fils d'« Abram, l’Hébreu qui demeurait aux chênes de Mambré ». Un terme, dit la T.O.B., "moins ethnique que sociologique". C'est "l’homme qui vient de l’autre côté du fleuve". Des gens du voyage.

« Quitte ton pays, ta parenté … » : « par la foi, répondant à l’appel, Abraham partit… sans savoir où il allait ». « C’est parce qu’il ne savait pas où il allait, commente Grégoire de Nysse, qu’il savait qu’il était sur le bon chemin ».

Hébreu : une identité-appel qui rend itinérant.

Plus tard on trouve un « jeune Hébreu esclave du commandant des gardes » : Joseph, vendu par ses frères. Et voici qu'il interprète le rêve de Pharaon, sauvant et le pays et ses frères de la famine !

Quant au troisième Hébreu spécifié par la Bible, c’est Moïse. Un jour, il tue un égyptien qui frappait « un hébreu, un de ses frères ». Cet acte change sa destinée et celle de son peuple.

Hébreu : une identité-relation, entre frères et avec Dieu. Une identité-salut : « Par toi se béniront toutes les nations de la terre. »

 
 Dans la tempête qu’il sait venir de lui, Jonas se souvient et confesse : « Je suis Hébreu ». Et son Dieu est Dieu de l’Univers, de tous les êtres vivants. Jeté à la mer et happé par le poisson, du fond de l'abime il prie, trois jours et trois nuits. Jusqu’à inclure les autres : « Seigneur ! Les fanatiques des vaines idoles, qu’ils renoncent à leur dévotion !»… aussitôt dit, aussitôt rendu sur la terre ferme : direction Ninive !

Jonas, prototype du baptisé dans la mort-résurrection du Christ,
Jonas, une identité très singulière mais ouverte : pour les autres.
Jonas, une identité-mission, une identité-bénédiction.

Bonne année 2010 aux "Jonas", à tous les baptisés et à tous les "autres"!

Le Collectif JONAS.

Partageons nos témoignages, articles et notes de lectures, réactions face à des évènements etc.
Trois membres du collectif Jonas apportent leur manière de concevoir l'identité chrétienne aujourd'hui, lissez les trois articles et apportez votre contribution :
-Qui suis-je ? Une identité en devenir par Gilbert
-Bâtir son identité en christianisme par Maurice.

-Pas loin du Royaume par Michel



"Proclamer la vérité en négligeant sa réception est, à mon sens, gravement attentatoire à la vie de celui qui parle et à la vie de ceux à qui il  parle"
( Jean-Marie Donegani à propos de l'Église institution dans l'excellent N° spécial de La Croix Pentecôte 2009 : "un an de l'Église de France ")

INFORMATIONS, ACTUALITÉS À LIRE…
Les articles édités sur le site le sont,
- soit sur la page d'accueil, directement accessibles en déroulant la page, jusqu'à être  archivés  mais disponibles dans "thèmes abordés" et  "articles publiés."
- soit envoyés directement dans la page consacrée au thème qu'ils abordent (ouvrir "thèmes abordés" dans le bloc de gauche) : ne manquez pas d'aller les visiter
Des articles sur des débats d'actualité qui invitent à donner vos réactions soit en rubrique "commentaire" ( en utilisant la fenêtre du bloc vertical de gauche de l'article ) soit à l'adresse : redaction@groupes-jonas.com
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La diversité des visiteurs et des membres qui fréquentent le site est grande. Que chacun donc y navigue comme chez soi (voir "vos questions" bloc vertical de gauche )Jonas souhaite que beaucoup s'enhardissent à partager commentaires et articles à condition d'identification par mail.La version actuelle du site des Groupes Jonas supplante nos outils internet préexistants. Vous pouvez toujours consulter le "site historique" groupes-jonas.com,

  






redac-chef : Vendredi 05 février 2010 @ 09:40:39 (lus 19 fois)
Jonas, le Prophète par Jean-Françoi MONNET
::
 jonas2010327.jpg Jonas, le Prophète qui, un peu comme Don Quichotte, n'est, pas toujours pris au sérieux, est aussi celui que Jean Grosjean a qualifié de "rétlf". Il me semble être une belle métaphore de notre condition spirituelle
Il maugrée, prend la tangente, se dérobe et se met en colère pour finalement accomplir ce que Dieu veut de lui
Permettez-moi de commenter une peinture que j'ai faite sur ce thème :

On y voit Jonas avançant, avec tout l'élan électrique de son dynamique jarret, et la bouche grande ouverte pour la profération ou la proclamation ; il est porté par la main de Dieu (ceci est indépendant de sa volonté - l'épisode de la baleine l'a prouvé) ; il s'est mis en marche vers cette Ninive vers laquelle il va presqu'à  contre-cœur (voir l'épisode du ricin desséché).
Ninive ... C'est une réalité qui lui déplaît que cette grande ville; un lieu de perdition.

La grande ville est représentée dans une vaste bulle, une sorte de lieu matriciel, qu'il semble pousser devant lui comme on shoote dans un ballon ...
 Ceci peut représenter le monde de l'artiste, qui d'une certaine façon peut être monde de prophétie, ou bien sa propre destinée de prophète, c'est à-dire celle qui est "voulue" par Dieu, Ninive étant ainsi enchâssée dans une vision de Salut, telle la Jérusalem Céleste.

Jonas est de notre condition, notre consanguin, existentiellement et spirituellement parlant: il a à refuser ce qui. en lui est refus de la Parole divine qui lui est adressée. Cet aspect particulier de sa vocation prophétique est évoqué par l'élément iconographique que l'on discerne. sur la gauche : cet éclat qui vient trancher ce que l'on pourrait appeler. "sa-main-de-refus ", cette main qui semble repousser et lui faire dire "Ceci ne me concerne pas, ceci n'est pas pour moi !".

Remarquons que cet éclat (comparable en son efficience au "glaive de . l'Ange") ressemble au bord d'un livre qui porterait, imprimé, le sceau d'une étoile; c'est en quelque sorte la partie qui manque au Livre grand ouvert, en bas à droite de celui-ci. Tout se passe donc, dans la composition de ce tableau, comme s'il y avait une grande boucle hors cadre : la partie manquante "revient" dans la composition par la gauche en cet éclair qui tranche la main de refus de Jonas.

Jonas profère. Il avance vers sa destinée de Prophète (qui un jour sera consignée en ce Livre ... )
Le dynamisme de l'être trouve son origine dans cette Cohérence Majeure que donne le Livre à l'esprit humain qui s'en nourrit; la bulle matricielle peut être ainsi comprise également comme étant un ventre, un lieu d'engendrement, l'endroit de la rumination de la Parole de Dieu; cette expérience de mort en le ventre de la Baleine le précède où qu'il aille; il a été " matricié " par son expérience en le ventre du poisson.

Jonas est le personnage qui nous apprend à refuser notre propre refus pour progresser selon l'Esprit. Nous avons ainsi à nous laisser gagner par une confiance plus grande qui nous rallie au projet d'Amour qui· anime l'Univers.
Peut-être certains verront dans cette bulle matricielle la représentation d'une confiance non encore acquise, un "extime " de soi ; je peindrais donc, selon cette acception, mon propre travail de conversion !

J'ai de multiples fois représenté Jonas: en petits et en grands formats; Jonas sous le Ricin; Jonas recraché par Léviathan; L'amertume de Jonas apercevant au loin Ninive... Jonas comme vous pouvez le constater m'intéresse donc au plus haut point.
Qu'est-ce que Ninive? Pour l'artiste comme pour l'homme, Ninive est l'endroit toujours repoussé, toujours déplacé de sa conversion.
Refuser son propre refus: sans doute ceci n'est-il possible que par la prière.
Le 23 janvier à Besançon, Jean-Françoi MONNET


Méditations
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redac-chef : Vendredi 05 février 2010 @ 14:12:41 (lus 30 fois)
PARVIS – 2010à Lyon –
  
 
Un ami d’Orléans, bien connu des Parvis, s’écria un jour de novembre 2007 à Vic dans les Vosges : « Il faudrait organiser ungrand rassemblement des gens de Parvis et d’autres Croyants en liberté comme nous, pour qu’on nous voie un peu plus et pour qu’on puisse davantage compter avec nous ! ».
Pierre de Givenchy lança ainsi une idée qui fit son chemin deux ans durant sur nos Parvis, avant que l’on puisse voir les bases concrètes de sa réalisation future … à Lyon en novembre 2010 !

 LYON2010332.jpg Pourquoi l’idée a-t-elle plu et pourquoi s’en est-on saisi ?
 
 D’abord, parce qu’à Parvis, on aime se rassembler ! 
C’est notre vocation première, notre raison d’exister, notre savoir-faire et notre joie. Se rassembler dans l’ouverture, dans la liberté, pour que chacun soit à son aise, accueilli dans sa singularité, avec son propre parcours de vie, ses avis et ses engagements personnels.
Se rassembler pour le plaisir d’être ensemble avec notre diversité et de pouvoir partager sans directive, sans hiérarchie, sans hypocrisie, ce qui fait le profond de nos
vies.
Se rassembler et se nourrir à nos sources communes : dans une ambiance de rencontre conviviale et de respect fraternel, retrouver la famille des amis qui suivent la voie de Jésus de Nazareth.
 
 Ensuite, il est vrai qu’on aimerait se rassembler avec d’autres, plus au large encore !
 Se retrouver en un même lieu avec des amis, des lecteurs de la Revue, des participants d’autres groupes plus anonymes, des croyants différents, des chrétiens du seuil -comme on les appelait à une époque-, des chercheurs de Dieu hors-les-murs, de ceux qui ont quitté l’Eglise sur la pointe des pieds et souffrent de se retrouver isolés, des mouvements proches de nous, et aussi comme nous l’espérons tous, des jeunes sensibles à la résistance spirituelle, à la solidarité, l’interculturel, l’écologie.
  Se rassembler pour être encore plus nombreux ensemble : se connaître, se reconnaître, se faire connaître. 
Qui sommes-nous sur les Parvis ? En majorité femmes et hommes de la maturité, souvent blessés par l’Eglise, nourris par l’espérance du Concile Vatican II, par l’avancée de l’oecuménisme et tellement déçus par l’institution depuis 50 ans ! 
Lassés par des rituels centenaires, des habits de musées ou des discours théoriques, nous vivons notre foi d’adultes en citoyens du monde au 21è siècle. 
C’est pour nous faire le choix d’une société démocratique tant dans la vie civile que pour la vie en Eglise. Et c’est aussi, partager avec nos contemporains la quête d’identité, de sens et de liens qui constitue notre itinéraire croyant, et chercher à reconnaître la présence divine dans notre expérience humaine. A partir de là, se rassembler sur le Parvis, c’est manifester simplement que de nombreux chrétiens sont ouverts au temps présent, à l’avant-garde d’institutions par définition plus résistantes au changement.
 
 Et enfin, pourquoi ne pas se relier plus largement au-delà du réseau national ?
Le Réseau européen Eglises et liberté et le Mouvement international IMWAC (Nous sommes l’Eglise) dont fait partie Parvis (en tant que Fédération et au titre de plusieurs de ses Associations membres) invitent conjointement à un rassemblement  mondial comme Concile du Peuple de Dieu à Rome en 2015. De fait, notre rassemblement de Lyon 2010, en invitant des amis européens, pourrait impulser un peu de cette dynamique mondiale attendue.
 
Vers quoi allons-nous maintenant ?
L’AG de Strasbourg le 29/11/09 s’est prononcée. A la majorité absolue, les présents ont voté un oui massif pour s’engager à la préparation et à la réussite de ce Rassemblement sur le Parvis "Le temps est venu" Lyon 11-12 novembre 2010.
 
Sur le plan organisationnel, il faut savoir que l’AG annuelle 2010 sera couplée au Rassemblement, que deux équipes ("Grand rassemblement "et « Parvis Rhone Alpes") elles-mêmes coordonnées au Bureau de la Fédération sont déjà au travail,  et qu’une souscription a été lancée pour les premières réservations.
 
Quel est le sens de ce rassemblement pour nous aujourd’hui ? 
 
"Le temps est venu" ….
 
-de nous réunir au grand jour, assumant sereinement notre libre distance aux Eglises instituées et d’inviter des amis à venir pour ce colloque-forum
La visibilité et la pérennité de nos groupes (certains existent depuis plus de 40 ans !) sont des gages de notre crédibilité. Se montrer en nombre peut informer et rassurer des chrétiens « exilés » sur la possibilité d’être différents et de se retrouver  avec d’autres pour la richesse de la confrontation et de l’amitié fraternelles ; et par conséquent attirer ceux qui pourraient désirer nous rejoindre. Notre présence à Lyon davantage médiatisée qu’à notre habitude, interrogera peut-être aussi la hiérarchie religieuse sur la validité de nos interrogations, propositions ou innovations, face auxquelles elle est généralement très silencieuse.
 
- de dénoncer le décalage entre le conservatisme dépassé des Eglises et la souffrance des personnes face à la violence de la société néolibérale et des crises mondiales annoncées ; et de rappeler la puissance de l’Evangile pour "apporter aux opprimés la libération".
Le souffle de l’Evangile est celui du Jésus des Béatitudes. Lui qui a vécu avec les travailleurs, qui est venu pour tous les petits, malades ou étrangers, qui a donné sa vie pour ses amis, n’est pas un Jésus de dorures, de confort, de suffisances ou de ségrégations ! Jusqu’au bout Jésus de Nazareth incarna le lien du divin et de l’humain, nous traçant le chemin d’une humanisation de l’humanité à accomplir à notre tour jusqu’au bout avec la force de son Esprit.
 
-de témoigner de nouvelles manières de faire Eglise, celles que nous connaissons déjà dans nos associations, communautés et fraternités, réunies en réseaux. 
 Nous vivons, à côté des communautés de lieu – les paroisses où certains vont encore – des communautés de sens qui pourraient avoir leur place dans une Eglise plurielle. On y expérimente des célébrations plus fraternelles, des recherches de spiritualité plus actuelles, au plus près de la vie contemporaine.
 
-de débattre ensemble, de réfléchir avec d’autres et d’inventer de nouvelles formes pour actualiser l’Evangile et pouvoir le vivre dans le monde d’aujourd’hui.
En se référant aux intuitions du Concile Vatican II qui ouvrit l’Eglise au monde, et en s’appuyant sur les théologies contemporaines (exégèse historico-critique, théologies de la libération, théologies féministes, théologie de l’expérience, éco-spiritualité, etc ), il est urgent de trouver un langage nouveau, et des pratiques adaptées à notre temps pour espérer  une transmission vivante du message.
 
Le temps est venu …
face aux incertitudes actuelles de niveau planétaire, -économiques, écologiques, politiques-,  de nous interpeller les uns les autres au nom de l’Evangile et d’interpeller nos frères et sœurs de lutte, comme d’interpeller aussi les responsables de nos Eglises. 
 
Le temps est venu 
de lancer un appel à la Confiance pour les générations futures : saurons-nous dire la force de l’Esprit ?

Cécile ENTREMONT
Présidente des Réseaux du Parvis.

Et si ce projet 2010 à Lyon ne rejoignait pas aussi l'observation de notre ami Jean François MONNET dans le commentaire de son tableau à l'article précédent sur Jonas qui :" maugrée, prend la tangente, se dérobe et se met en colère pour finalement accomplir ce que Dieu veut de lui " n'est-ce pas un peu l'histoire d'un certain nombre de groupes actifs qui ne seront pas loin de penser et de proclamer "ce que Dieu veut" en ce temps venu et peut-être aussi KAIROS "moment favorable".(Jonas )

 

Actualités vue par Jonas
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redac-chef : Jeudi 04 février 2010 @ 20:20:33 (lus 23 fois)
Être Français ? Une déclaration, une manière d’être ?
 

Nous ne parlons plus de nationalité, ni de citoyenneté. Il s’agit maintenant d’identité nationale. Aux dires de nos gouvernants, nous devons aimer l’« identité nationale française».  « La France est à la fois un héritage et une pratique. On ne peut pas être fier d’être français ; on peut être fier de faire la France » (Régis Debray). Aimer, faire progresser la liberté, l’égalité, la fraternité, la démocratie, la laïcité… bien sûr. La plupart aiment toutes ces valeurs universelles. Mais la question, c’est que le pouvoir qui lance cette campagne est celui qui restreint le sens de ces valeurs :

-                    On parle de supprimer des cours d’histoire dans les lycées… l’identité nationale n’est-elle pas liée à l’histoire ?

-                    Beaucoup de mesures sont prises pour favoriser le développement de la richesse en se basant sur la domination du « capital humain »… Quelle cohérence avec l’égalité inscrite au fronton de nos mairies ? … etc. etc. …

 

Lancer un tel débat, c’est affirmer que la nation est menacée par des ennemis venus d’ailleurs mais aussi par des ennemis intérieurs. Qui sont-ils ? Est-ce ceux qui apportent leur force de travail ou ceux qui exportent leur fortune ?

L’identité nationale n’est pas un problème en soi : si on ne l’active pas, elle n’existe pas.

 

« De ma terre natale

Je me suis levé.

J’ai frappé à la porte

De l’étranger.

Il m’a déplacé, déraciné.

Il m’a accueilli,

Et une question m’a envahi :

Qui est étranger ? »

 

Il y a une urgence à faire émerger une citoyenneté terrienne capable d’articuler le meilleur des différentes traditions de civilisation.

Saurons-nous encore le faire ?

 

Gaby Rognon



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redac-chef : Dimanche 24 janvier 2010 @ 23:54:39 (lus 69 fois)
HAITI
 Nos amis de LUMEN VITAE nous ont fait parvenir ce trés beau puëme-prière d'Edwige, Haïtienne. S'associant en cette soiée au ZENITH Jonas se fait un plaisi de le publier.
 drapeau_haiti.jpg Mon pauvre petit pays!
Des évènements tu en as vécu!
De toutes les couleurs tu en as vu!
Toi, jadis surnommé "La perle des Antilles"
Aujourd'hui, tu n'es qu'un triste reflet de toi-même;
Tu ne peux plus te cacher,
Tu es mis à nu dans le monde entier!
Des affres de la douleur, on entend tes cris,
De tes entrailles tailladées, la faim te ronge!
Tu as soif, tu souffres, tu as peur, tu es épuisé...
C'est angoissant de voir
Tes rues jonchées de cadavres et de corps mutilés,
Des survivants hagards ne sachant où aller?
Des maisons ravagées, détruites,
Transformées en amas de gravas...

Des enfants impuissants, prisonniers des Décombres...
se débattant entre la vie et la mort,
Leur regard seul, si désespéré en dit long  !
Eloignée de toi si longtemps,
Je pensais avoir perdu mon patriotisme!



Pourtant, il est encore là, à l'état latent!
Mon coeur a palpité, tressailli et vaccillé
En voyant ta souffrance et tes tourments!..
Cette détresse qui te mine
A ravivé mon  amour pour toi...
Sache, petite île, témoin de mon enfance,
Que je sanglote avec toi!...
Je sens si fort ce que tu ressens...
J'ai survolé les océans, sillonné des rues
Pour chercher ce passé en vain...
Hélas, je n'ai trouvé que désolation
Consternation et douleur qui ont broyé mon coeur,
Fléchi mes genoux et porté mon regard
Vers le Plus-Haut, L'implorant de venir
A ton secours!... Tiens bon petite île

Edwige 15-1-2010 


À lire
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redac-chef : Lundi 18 janvier 2010 @ 20:12:11 (lus 121 fois)
"Nous sommes les fruits de Vatican II" Christine Pedotti, co-fondatrice de la CCBF
 
Que devient la Conférence des Baptisé-e-s de France ?
Les lecteurs du site ont été informés de son lancement. C'était à l'issue de la Marche du 11 octobre 2009 organisée par le Comité de la Jupe. Une incroyable histoire.
Mais depuis que s'est-il passé ? Et finalement à quoi travaillent celles et ceux qui ont rejoint la CCBF ? Et qui est concerné ?
Deux médias viennent de donner la parole chacun à l'une des deux fondatrices.
Panorama à Anne Soupa, dans son N° de janvier, sur la question des femmes dans l'Eglise. Bien que ce mensuel ne soit pas facile à se procurer, il a amené un flot d'adhésions.
Et voici que Fréquence Protestante vient de donner la parole à Christine Pedotti : 50 minutes jubilatoires sur notre baptême ! 
Prenez (si vous trouvez) et lisez !
Aménagez-vous une pause de 50 minutes (ou 2 de 25 minutes) et cliquez ! Et laissez-vous gagner par la JOIE de Christine !

Cette initiative-espérance, elle est entre nos mains, que nous soyions prêtres ou laïcs, diacres ou religieuses.
Thérèse Huvelin

Et, bien sûr, vos réactions, sur notre site et sur celui de la CCBF sont les bienvenues

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redac-chef : Lundi 11 janvier 2010 @ 15:03:15 (lus 114 fois)
« Ne pas relâcher la pression sur la question de la paix » Mgr MARC STENGER,
n60470834912_6236.jpg
Article mis en ligne le vendredi 8 janvier 2010
ENTRETIEN EXCLUSIF sur le site de GOLIAS
GAZA : Mgr MARC STENGER,
évêque de Troyes
et Président de Pax Christi France :

Entretien avec Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France, une organisation très active sur le conflit qui oppose Israël aux Palestiniens. L’hiver dernier, Marc Stenger n’a pas hésité à interpeller les pouvoirs publics pour que cesse le massacre à Gaza. Il répond aux questions de Golias dans le cadre d’une interview exclusive !



À lire
Lire la suite... | 22 003 caractères de plus | Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami  
redac-chef : Dimanche 03 janvier 2010 @ 09:32:09 (lus 216 fois)
Le Nouvel Observateur du 24 décembre 2009 : Béatifier Pie XII ?
 Edouard COTHENET dans son courrier de lecteur de La Croix (cité ici dans "l'expression de la foi sans concession")  écrit  :"Puisse le sensus fidelium se manifester de manière que la béatification annoncée n’apparaisse pas comme un retour en arrière et comme la glorification du fonctionnement de l’Église d’avant Vatican II !
Jonas se permet au sujet de cette actualité de la béatification de Pie XII de publier l'article ci dessous de Jacques JULIARD chroniqueur et journaliste au Nouvel Observateur.(article communiqué par Jean RIGAL prêtre théologien )
Les intermittences du Saint-Esprit

Le pape Benoît XVI paraît tout faire pour être incompris
des hommes et des femmes de son temps


Provocation ! Quelle provocation ? Benoît XVI est un doux entêté qui devant l'obstacle fait le dos rond mais revient toujours obstinément à son obsession initiale. Ainsi, la béatification de Pie XII, conjuguée à celle de Jean-Paul II, pour faire passer plus aisément la pilule. Etait-il vraiment urgent, était-il vraiment indiqué de promouvoir à l'honneur suprême le pape le plus controversé du XXe siècle ? Je dis bien honneur, car enfin il y a belle lurette que la béatification d'un personnage par l'Eglise n'est plus, ou plus seulement, un acte religieux, c'est d'abord un acte politique. Une déclaration d'intentions par bienheureux interposé. Alors pourquoi pas Pie XI, antinazi déclaré ?
Et d'ailleurs, pourquoi un pape ? Comme si chaque pontife, en honorant ses prédécesseurs, cherchait à se ménager à l'avance les bonnes grâces de ses successeurs ! Les papes, le Moyen Age les représentait plutôt en enfer sur le portail des cathédrales. Et, compte tenu de ce que la papauté a fait de la chrétienté au XX siècle, elle aurait mieux à faire que de s'autocélébrer. Décidément, la barque de Pierre manœuvre à la gaffe, comme disait le spirituel Mgr Duchesne.
Et puisque nous en sommes à dénoncer les hypocrisies, dénonçons-les toutes. Il faut bien dire qu'avec Pie XII, la vox populi a trouvé son bouc émissaire idéal. Le silence coupable de Pie XII face à l'extermination des juifs est un fait, mais celui de Churchill, de Roosevelt, de De Gaulle, de la Croix-Rouge n'est pas moins avéré. On en cause pourtant très peu. Ils avaient d'autres priorités, c'est entendu. Mais le pape aussi : il pouvait craindre qu'une prise de position solennelle ne voue à la persécution les catholiques allemands. Pour moi, l'acte le plus condamnable de Pie XII, celui qui révèle le mieux les équivoques du personnage, est antérieur : c'est l'enterrement de l'encyclique que son prédécesseur Pie XI avait préparée contre le nazisme. C'était pourtant le devoir le plus strict de son magistère : il ne se priva pas de le faire un peu plus tard à propos du communisme athée et stalinien. Il y a là deux poids, deux mesures qui jettent la lumière la plus équivoque sur l'ensemble du pontificat de Pie XII.
Décidément, le pape Benoît XVI paraît tout faire pour être incompris des hommes et des femmes de son temps. Certes, la papauté a toujours revendiqué son droit et même son devoir de ne pas se mettre à la remorque de son époque. Nolite conformari, dit saint Paul, ce que l'on peut traduire par : pas de politiquement correct ! Sans doute. Mais Jean-Paul II a démontré que l'on pouvait rester ferme sur la doctrine tout en se faisant entendre de ses contemporains. Ses nombreux admirateurs n'ont pas hésité à voir dans son élection la main de l'Esprit saint. Ce sera un beau sujet de méditation pour les théologiens de l'avenir que les intermittences du Saint-Esprit lors de l'élection de Benoît XVI.

Jacques Julliard


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