« LES MERVEILLES VECUES DANS NOS VIES » Jean-François Morineau adhérant à SEL85
QUAND l’ESPRIT OSE L’ESPÉRANCE
|  | En réponse à l’enquête du diocèse de Luçon : « Depuis le Synode qu’est-ce qui a été pour vous un
émerveillement dans votre vie ? » par
Jean-François Morineau adhérant à SEL85 (Solidarité Eglise Liberté
Vendée) (Image : Zoom61
Center blog.net )
A la réflexion, c’est pour moi un
« émerveillement » de prendre conscience de l’action de l’Esprit qui
« ose l’espérance »- telle que je l’interprète aux yeux de ma foi- dans
une Église que l’on pourrait croire dépressive parce que peu à peu
délaissée, braquée dans l’autodéfense et la fausse sécurité des
traditions.
Ce qui m’émerveille c’est
le renouveau depuis le 20° siècle de la réflexion théologique stimulée
par les acquis des sciences de la terre et de l’homme qui peuvent
sembler en opposition avec les énoncés de la doctrine chrétienne. Or, s’il y a une vérité, elle ne peut être qu’une. Quand la science établit une vérité, la foi ne peut être
qu’en accord avec elle et doit se mettre en question si sa formulation
en diffère. C’est à cette exigence de révision rationnelle qu’ont invité
les Papes. Jean-Paul II dans son Encyclique « Fides et Ratio » et même
Benoît XVI dans ses discours de Ratisbonne et des Bernardins à Paris. « Il faut disent-ils : rationaliser la foi »
| Et voilà que l’Esprit a inspiré bon
nombre de théologiens, mais aussi d’évêques, pour exprimer la nécessité
d’une refondation des énoncés de la foi chrétienne, afin qu’elle
devienne crédible et recevable aux hommes de ce temps. Il en est ainsi des premiers chapitres du livre de la Genèse
qui à travers une fable poétique essaient de nous dire le sens de
l’origine du monde et de l’homme, mais ne peuvent rien nous dire sur le
« comment ? » De même le récit mythique d’un
paradis terrestre qui n’a pas pu exister et de l’origine individuelle
d’un premier homme et d’une première femme, quand l’anthropologie
scientifique tend à démontrer l’émergence polygénique de l’humanité,
dans un processus d’humanisation progressive. Et
la « faute » de ces inconnus qui se serait transmise, comme
génétiquement, à toute l’humanité, si l’on peut faire crédit à la
théologie augustinienne qui a inventé le « péché originel » pour
justifier la rédemption, alors qu’il n’y a aucun péché, mais seulement
la condition humaine imparfaite.
Et que
dire dans l’église, de la prééminence de l’homme sur la femme,
théologiquement sans fondement, mais seulement séquelle de la condition
féminine qui sévissait alors dans la civilisation judéo-arabe ? Et cette subordination de la femme continue, dans l’église
catholique, à lui interdire l’exercice des ministères…
Et pourtant, toutes ces fausses interprétations et tous ces
errements perdurent dans la dogmatique chrétienne, dans l’enseignement
officiel de l’église et dans sa catéchèse, au risque de les discréditer.
Alors, osons l’espérance des merveilles de l’Esprit ! Qu’il renouvelle la face de l’Église !
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