Les nouveaux hussards de l'Eglise
Stéphanie Le Bars, une des journalistes couvrant les
questions religieuses au Monde, a donné dans l’édition du 04.11.07, un
article sur la nouvelle génération de prêtres, intitulé, avec un clin d’œil à
la vieille rivalité Église / République, «Les nouveaux hussards de
l’Église»*.
Cet article est construit à partir de paroles de 6
prêtres récemment ordonnés, au profil différent, de 4 formateurs et d’un
évêque, et de 2 sociologues des religions (dont Olivier Bobineau qui était
intervenu à la rencontre de printemps des groupes Jonas à Strasbourg).
Comme à chaque fois, il est très intéressant de voir
comment sont présentés les faits et les évolutions concernant l’Église par des
professionnels qui traitent ceux-ci d’une manière extérieure, neutre, avec
leurs outils d’analyse propres. On ne s'étonnera pas d'y trouver confirmation du profil plus
classique et plus «identitaire» des nouveaux prêtres ; avec les
problèmes que cela pose.
* http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-974186,0.html
Morceaux choisis :
«Venus
pour beaucoup de familles pratiquantes, passés par les mouvements de jeunesse
comme le scoutisme, familiers des grands rassemblements, type Journées
mondiales de la jeunesse, adeptes des pèlerinages, ces jeunes hommes assurent
avoir conforté leur choix en se frottant à "l'anticléricalisme"
et à "l'athéisme" ambiants (…) Quitte à en rajouter dans
l'affichage identitaire, au risque de déconcerter les plus anciens.»
«(Olivier Bobineau) : "Mais
il ne faut pas que ces marqueurs identitaires fonctionnent comme des béquilles.
C'est tout le travail de la formation : articuler le principe d'identité et le
principe d'ouverture." Réunis à Lourdes du 3 au 8 novembre, les
évêques de France devaient d'ailleurs réfléchir à l'amélioration de la
formation des futurs prêtres.»
«Pour ces jeunes qui, tout au long de leur
engagement chrétien, ont porté un idéal devenu minoritaire, le risque existe de
vouloir le conforter en circuit fermé.»
«Ce refuge dans le spirituel et le sacré
interpelle des anciens, enclins à y voir un signe de rejet de la société. Il ne
satisfait pas non plus tous les jeunes. "C'est vrai que la tendance
chez certains est de se dire "mon boulot, c'est le cultuel et les sacrements
; le reste, c'est bon pour les laïcs", regrette Pierre-Yves Boyer, un
"enfant de Vatican II" soucieux de célébrer une messe "participative".»
« La raréfaction du nombre de prêtres amène aussi
certains à se penser comme des "héros de la nouvelle évangélisation",
eux à qui l'Eglise confie, très jeunes, de nombreuses responsabilités.»
Bref, un article qui vaut qu’on s’y arrête.
Une information-invitation
Notre ami Olivier BOBINEAU a transmis le message suivant :
"Voici
par courriel voici le programme du colloque du 30 novembre qui a lieu
au Sénat et à la Faculté de Sciences Sociales et Economiques et qui
porte sur "bien commun, sens et personne".
Il ne s'agit ni plus ni
moins que de proposer l'Institut du Sens Politique pour former des
futurs cadres économiques et politiques de demain ! Cet Institut du
Sens Politique aura un comité de parrainage qui sera présidé par
Jean-Baptiste de Foucauld.
Au plaisir de vous y voir !
OLIVIER."
Colloque « Personne, bien commun et sens »
Le 30 novembre 2007 à Paris
Les
difficultés d’organisation et de gestion du politique, domaine par
excellence du passionnel et du conflictuel, conduisent aujourd’hui à
une attention renouvelée à la notion traditionnelle de bien commun, à
un souci plus grand des personnes et à poser les problématiques en
termes de sens. La question posée est celle de savoir quel sens donner
à ces conceptions et pratiques du « vivre ensemble » au regard des
défis auxquels font face nos démocraties : mondialisation et
construction européenne, financiarisation et marchandisation de la
société, politiques de solidarité et développement du capitalisme,
politiques publiques et éthique, développement durable et lien
intergénérationnel, enjeux et difficultés de mise en œuvre d’une
gouvernance mondiale…
Des
hauts-fonctionnaires, des acteurs économiques et politiques de premier
plan ainsi que de jeunes responsables politiques et jeunes chercheurs
entendent confronter leurs travaux, leurs réflexions ainsi que leurs
pratiques. Ce colloque adoptera une perspective résolument
intergénérationnelle et interdisciplinaire en combinant sciences
politiques, sociologie, science économique, philosophie et théologie.
Des conférences, des tables-rondes et un travail en ateliers
permettront de multiplier les approches et de favoriser les échanges.
Parmi les questions qui seront abordées :
- Des individualismes juxtaposés peuvent-ils servir de fondement à l’intérêt général ?
-
L’idée de bien commun a-t-elle un sens dans la politique, dans
l’économie et dans la finance ? Un bien commun mondial est-il possible
? Peut-on établir un bien commun immanent à la société sans référence à
la transcendance ?
-
Comment transmettre aux jeunes générations des conceptions du bien
commun et de la personne articulé au sens tout en répondant à leur
questionnement existentiel ?
Les pré-inscriptions sont à envoyer à Guillaume de Thieulloy :
Bureau de Jean-Claude Gaudin – 15, rue de Vaugirard – 75006 Paris
Pour tout renseignement :< colloquebiencommun@free.fr >