| Lorsquon
évoque lavenir de lÉglise ou des communautés
chrétiennes, le pronostic nest guère reluisant
: chute de la pratique religieuse, mauvaise image de linstitution,
crise des vocations, discrédit du christianisme
Faut-il regarder le futur avec crainte et tremblement ?
Doit-on céder aux sirènes du conservatisme ou du retour
en arrière ?
Demblée,
Henri DENIS invite invite à renouer avec loptimisme évangélique
: « Celui qui met la main à la charrue et qui regarde
en arrière nest pas fait pour le Royaume de Dieu »
dit en effet Jésus. Comment ne pas tenir compte de cette injonction
vigoureuse ? « Cette attitude est simple : faire face, ne pas
regarder en arrière
Ne pas jouer la nostalgie. Ne pas
se morfondre devant un christianisme en perte de vitesse ou même
en accusation
Il sagit plutôt de regarder en face
lavenir de la foi et de lÉglise, en sachant que
lon ne sait rien, donc que rien nest absolument prévisible
Et pourtant savoir chercher, inventer, tracer des pistes, préparer
la route aux futures générations : voilà qui
est passionnant ».
Cette
réflexion courageuse sur lavenir, Henri DENIS la déploie
sur deux axes, deux urgences fortes.
Dabord la crédibilité intellectuelle de la foi
chrétienne aux yeux de la modernité, sa possibilité
dexister et de sexprimer comme telle.
Ensuite, la place du ministère du prêtre dans lÉglise,
pour rompre avec une conception encore trop sacrale et davantage sorienter
toujours vers la notion de service
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